* Ajihad ! Maintenant ! *
* Hein, quoi ? *
* Il fait trop noir pour que ces humains voient quelque chose ! *
* Ah oui, c'est vrai que les humains ne voient pas très bien dans le noir. Et puis ? *
* Et puis, si tu reprends tes ailes, et qu'on s'envole, ils n'y verront rien ! *
* Oui, et après ? *
* Raaaah ! Le problème de jour c'est qu'on ne peut pas se permettre de montrer tes ailes .. ça doit rester secret. Tu me suis ? Tandis que si personne ne voit .. *
* Pas la peine de faire comme si j'étais un imbécile ! ... Tu sais bien que je n'aime pas trop voyager dans le noir total. *
* C'est pour ça que tu joues à celui qui n'y comprend rien ? T'en fait pas, ça devrait redevenir un peu plus visible dans peu de temps .. le temps que la couche de nuages passe. Et puis, on pourra aller au-dessus. *
* Bon, d'accord ... *
Dans un frémissement très léger, deux ailes blanches, comme la robe d'Ajihad, poussèrent sur ses épaules. Elles étaient irisées de fils d'or. Dans une bourrasque de vent, causée par la battement des ailes qui tentaient d'attraper un souffle de vent pour s'envoler, Ajihad décola, péniblement, certes, mais enfin, ses sabots s'élevaient, progressivement, dans les airs.
Le Temps jouait contre eux. Car il leur fallait être à peu près hors de vue lorsque la luminosité serait plus forte. Ils devaient donc se dépêcher, car les rayons de la lune commençaient déjà à percer la couche nuageuse, qui s'aminçissait par endroits.
Hors, la nuit, il n'y a pas de courants d'airs chauds, qui permettent aux créatures aériennes - exepté les dragons - de monter sans effort dans le ciel. Non, la Nuit, l'Air est immobile, ou alors, ce n'est que des courants d'Air froid ... C'est un peu pourquoi les pégases ne volent pas la nuit, pas plus que les oiseaux. A quelques exeptions près.
Ajihad battait des ailes et frappait l'air tant qu'il pouvait, et il arrivait, progressivement, à monter dans le ciel.. à la simple force des ailes. C'est un exercice très fatiguant. Ajihad gémissait sous l'effort. Et il ne pourrait, malgré tuis ses efforts, monter assez haut assez rapidement ..
Les tongs hamoï tentaient vainement de percer les ténèbres et d'apercevoir leurs proies. Mais, malgré quelques éclaircissements par ci-par là, ils ne voyaient strictement rien et se demandaient si leurs cadeaux à l'Obajan n'avaient pas profité de l'obscurité pour filer ...
Un courant d'air chaud frappa le pégase et sa cavalière. Immédiatement, Ajihad l'atttrapa et se laissa emmener loin, là-haut. Désormais, Elendil et lui ne craignaient plus rien. Eux-mêmes, dont la vue était très perçante, n'arrivait pas à voir les tongs hamoï. Sulan-Qu paraissait toute petite ...
Ils filaient maintenant en direction de l'île Butterfly, ou l'île Papillon. D'ailleurs, cette île n'avait de joli, fragile, léger, que le nom. Pour le reste .. c'était plutôt le contraire.
Ajihad était perplexe. Le courant chaud les poussait dan la bonne diretion. C'est impossible, d'habitude ! Les courants chauds montent en spirale et restent au même point ! Tandis que là, le courant les entraînait vers le Sud. D'autant pus impossibles que de tels courants chauds, de nuit, sont .... complètement impossible à trouver !
Alors, comment, comment ?
Elendil avait, de plus, dit qu'elle n'y était pour rien. Elle aussi avait remarqué cette singularité mais affirmait qu'elle n'avait pas créé ce courant. Elle avait même ajouté qu'elle en serait bien incapable. Créer un tempête, bien sûr, un vent violent, sans problèmes, mais un courant d'air chaud ? surtout un courant comme il leur fallait ? Elle n'en était pas capable.
Mais de toute façon, Ajihad la croyait quand elle disait quelque chose. Elendil ne ment jamais, sauf en cas de mission ou de jeu.
* Tu sais, je crois que j'ai quand même ma petite idée, mon vieux. *
* Et, je suppose que tu ne veux pas m'en dire plus par crainte de te tromper ? *
* Tout à fait ! -Elendil éclata mentalement de rire - Et j'ose dire que si tu savais ce à quoi j'ai pensé, et que cela s'avérait complètement faux, je passerais pour une imbécile .. Même si on n'arrive pas à prouver que c'est faux, d'ailleurs. *
Sans plus palabrer, ils se laissèrent porter par le courant - autant en profiter.
L'île Butterfly, ou l'île du Papillon.. Elle a été vendue et revendue des centaines de fois. Le nom fait rêver les riches qui l'achètent sans la voir en pensant que cela doit être un belle petite île entourée de corail et de sable blanc.
Ils désenchentent vite quand ils l'aperçoivent. Aucun, d'ailleurs, n'a jamais mis le pied dessus, tant l'acceuil est mauvais. Et chacun s'est empressé de retrouver un autre riche un peu benêt et de lui revendre l'île ...
Cette île est devenue assez célèbre, et l'actuel propriétaire n'arrive pas à la vendre. D'ailleurs, qu'elle soit belle ou non, ce propriétaire s'en fiche un petit peu, il ne l'a achetée que pour des raisons fiscales.
L'île a donc été laiséee totalement à l'abandon. Le seul petit port et l'hélicodrome qui avaient étés entretenus pour les visites à chaque changement de propriétaire avaient peu à peu été complètement détruits par les ravages de l'air, de l'eau et du temps.
L'île du Papillon était en réalité totalement inhabitable. Pas de végétation. Pas d'oiseaux. Quelques rares insectes, par ci-par là, et pourtant, même eux avaient du mal à survivre. L'île du Papillon était constament plongée en pleine fournaise. Située aux tropiques, il ne faisait d'aileurs jamais vraiemtn froid, mais l'île du Papillon était brûlante. Ses flancs laissaient même s'échapper, parfois, de la vapeur. La mer était en ébullition sur ses côtes, et grondait en se jettant sur les rives brûlantes.
L'île était aussi plongée dans des vapeurs toxiques. La terre grondait et frémissait sous elle. D'énormes panaches de vapeur, noire ou blanche, s'élevaient régulièrement de l'île.
L'îl du Papillon, ou l'île Butterfly, était un volcan. Un volcan extrêmement actif depuis des milliers d'années, et apparament pas en voie de refroidissement et d'arrêt.
PS : c'est absolument pas la fin de cet épisode .. on a à peine commencé !
Chaleur étouffante. Vapeurs toxiques. Monstre qui se réveille à peine endormi. Cratère rugissant. Flux de lave bouillonants. Terre qui gronde et se craquelle. Terre qui se tord à l'approche du magma. Terre qui gonfle et se dégonfle sans interruption. Eau qui bout. Eau invivable. Aucune vie. Pas d'espoir. Bouffées de fumée qui monte, haut dans le ciel. Oiseaux qui meurent. Poissons qui meurent. PLantes qui meurent. Et toujours, toujours plus de chaleur. Sol brûlant.
Volcan. Volcan de l'île Papilllon. Volcan de l'île Butterfly. Volcan Gardien. Volcan gardien de la Porte. Volcan Gardien de la porte sur le Couloir d'Entre-Les-Mondes. La troisième Porte. Celle qui est, désormais, la plus facile d'accès ... A l'intérieur du Volcan, sur les bords du cratère. Porte submergée très régulièrement par la lave, les vapeurs toxiques, la fumée ... Immaginez un instant la difficulté d'accès des autres portes, si celle-là est la plus facile.
C'est là que se rendaient Elendil et Ajihad ... Cela allait être dur. Très dur.
------- alleeeeez !
* J'hallucine ! Tu veux qu'on aille là-dedans ? *
Ajihad fulminait, montrant de la tête le cratère béant qu'ils apercevaient de loin. Et même de là où ils se trouvaient, ils en ressentaient la chaleur.
* Ecoute, on n'a pas le choix ! Tu préfères peut-être aller en Armengar ? Ou creuser plusieurs kilomètre dans des os et du béton ? *
* Mais, quand même ! On en tiendra pas plus de deux minutes là-dedans ... Sans compter le fait qu'il peut y avoir des remontées de laves eou de vapeurs ou fumées toxiques à tout moment ! *
* Eh bien, si on ne peut pas tenir plus de deux minutes, c'est le temps qu'il nous faudra pour trouver et emprunter là porte, voilà tout ! *
* Elendil. *
* Oui ? *
* Je te hait. Je ne peux pas reculer maintenant, pas à ce stade ! Et tu comptais là-dessus, n'est-ce pas ? *
* Non. Je n'avais pas prévu que cela serait aussi difficile ... *
* Bon, on attend la prochaine fureur et on y va juste après. *
A cet instant, un torrent de la lave sortit du cratère et pénétra dans la mer paresseusement en faisant jaillir des grosses volutes de vapeur.
Ni Ajihad, ni Elendil ne parlaient. Tous deux étaient concentrés sur leur objetcif. Elendil s'efforçait d'atténuer la chaleur et les isolait de la mjaorité des vapeurs toxiques. Ce exercice lui tirait des gouttes de sueur, qui perlaient sur son front. Ajihad devait maintenir la cap quoi qu'il arrive et surtout, surtout, ne pas heurter, ni même frôler, les parois du volcan. Et aussi manoeuvrer avec la plus grande précision, car il ne s'agissait pas de rater la porte. Ils n'auraient pas le droit à une seconde chance. Déjà, en dessous d'eux, la lave bouillonait, impatiente de sortir du cratère.
Ils passèrent le cap du cratère, s'enfonçant à l'intérieur. Sans la lave, il aurait fait encore plus noir qu'à Sulan-Qu. La chlaur était à la limite du supportable. Tous deux suaient à présent à grossses gouttes, leurs gorges se désséchaient. Et encore, Elendil atténuait beaucoup la chaleur. Sans ses pouvoirs, ils ne pourraient jamais y arriver. L'âpreté de l'air leur désséchait les poumons, irritait leurs yeux et les faisaint pleurer. Et, là encore, ils étaient protégés par les pouvoirs d'Elendil ...
Ils s'enfoncèrent encore plus profondément dans le volcan, tout en examinant attentivement les parois. La lave grondait et se gonflait. Toujours pas de porte en vue. La lave commencça à remonter, assez lentement tout d'abod, puis prenant de plus en plus de vitesse.
L'elfe et le pégase allaient être pris de cours par le temps.
SUITE bientot , j'espere ...